Elvitegravir
| Niveau de preuve: L3 | Indications prédites: 3 |
Table des matières
Elvitegravir : Du VIH/SIDA à l'infection par le virus de l'immunodéficience simienne
Résumé en Une Phrase
Elvitegravir est un inhibiteur de l'intégrase du VIH-1, initialement utilisé dans le traitement de l'infection par le VIH et du SIDA (notamment dans les associations Genvoya et Stribild). Le modèle TxGNN prédit qu'il pourrait être efficace contre l'infection par le virus de l'immunodéficience simienne (SIV), avec aucun essai clinique et 8 publications précliniques (modèles animaux et études in vitro) soutenant actuellement cette direction.
Aperçu Rapide
| Élément | Contenu |
|---|---|
| Indication Originale | Infection par le VIH, SIDA (texte d'indication d'AMM non disponible) |
| Nouvelle Indication Prédite | Infection par le virus de l'immunodéficience simienne (SIV) |
| Score de Prédiction TxGNN | 99,89 % |
| Niveau de Preuve | L3 |
| Statut de Marché en France | Uniquement des AMM annulées |
| Nombre d'AMM | 2 (toutes annulées) |
| Décision Recommandée | Hold |
Pourquoi Cette Prédiction est-elle Raisonnable ?
Actuellement, les données détaillées sur le mécanisme d'action ne sont pas disponibles dans les données compilées pour ce rapport. Sur la base des informations connues, elvitegravir est un inhibiteur de transfert de brin de l'intégrase (INSTI) du VIH-1. Il bloque l'intégration de l'ADNc viral dans le génome de la cellule hôte, étape indispensable à la réplication du virus.
Les intégrases du VIH-1 et du SIV sont très proches, ce qui explique une activité croisée des INSTI. La littérature préclinique montre une activité d'elvitegravir sur le SIVmac239, une caractérisation des profils de résistance aux INSTI chez le SIV, ainsi que l'usage de modèles de VIH à tropisme simien et de souris humanisées pour tester des stratégies antivirales.
Il faut toutefois nuancer : il s'agit d'un contexte de recherche vétérinaire et préclinique, et non d'une indication thérapeutique humaine. Ces données soutiennent le mécanisme et l'intérêt translationnel, mais ne démontrent pas d'efficacité clinique chez l'humain. L'indication originale (VIH) reste la référence cliniquement pertinente.
Preuves d'Essais Cliniques
Aucun essai clinique associé enregistré actuellement.
Preuves de la Littérature
| PMID | Année | Type | Revue | Résultats Principaux |
|---|---|---|---|---|
| 38134382 | 2024 | Étude animale préclinique (macaques) | J Infect Dis | Des inserts vaginaux de ténofovir alafénamide (20 mg) et elvitegravir (16 mg) protègent contre des expositions répétées au SHIV, administrés 4 h avant ou après l'exposition (93 % et 100 %) ; protection post-exposition prolongée étudiée |
| 41342257 | 2026 | Étude animale préclinique (macaques) | J Infect Dis | Inserts topiques TAF/elvitegravir par voie rectale : protection post-exposition partielle (82,9 %) dans un modèle SHIV |
| 17977962 | 2008 | In vitro | J Virol | Large activité antirétrovirale d'elvitegravir (inhibition du transfert de brin) sur différents sous-types de VIH-1 ; profil de résistance décrit |
| 39559349 | 2024 | Modèle murin humanisé préclinique | Front Immunol | Modèle de souris à double usage pour tester des stratégies antivirales contre le SIV et le VIH |
| 25583721 | 2015 | In vitro | Antimicrob Agents Chemother | VIH à tropisme simien comme modèle d'étude de la résistance aux inhibiteurs de l'intégrase |
| 24920794 | 2014 | In vitro | J Virol | Effet des mutations de résistance de l'intégrase du VIH-1 introduites dans le SIVmac239 sur la sensibilité aux INSTI |
| 26378179 | 2015 | In vitro | J Virol | Profils de résistance aux INSTI chez le SIVmac239, comparables à ceux observés chez le VIH |
| 28923862 | 2017 | In vitro | Antimicrob Agents Chemother | Activité du bictégravir et du cabotégravir sur le SIVmac239 et le VIH-1 résistants aux INSTI (elvitegravir cité en comparaison) |
Informations de Marché en France
| Numéro d'AMM | Nom du Produit | Forme Pharmaceutique | Indication Approuvée |
|---|---|---|---|
| 65453475 | GENVOYA 150 mg/150 mg/200 mg/10 mg, comprimé pelliculé | Comprimé pelliculé | Non renseignée (AMM annulée) |
| 65768058 | STRIBILD 150 mg/150 mg/200 mg/245 mg, comprimé pelliculé | Comprimé pelliculé | Non renseignée (AMM annulée) |
Considérations de Sécurité
Interactions Médicamenteuses : 27 interactions ont été recensées ; les principales sont listées ci-dessous.
- Majeures : sels de zinc (acétate, gluconate, sulfate, chlorure), lumacaftor, apalutamide
- Modérées : antiacides et sels minéraux (oxyde, carbonate et hydroxyde de magnésium, hydroxyde d'aluminium, carbonate de calcium, magaldrate, citrate et bicarbonate de sodium), dexaméthasone, orlistat, diclofénac, elagolix, somatropine, éthinylestradiol
Veuillez consulter la notice pour les mises en garde et contre-indications, qui ne sont pas disponibles dans les données compilées.
Conclusion et Prochaines Étapes
Décision : Hold
Justification :
- Les preuves sont exclusivement précliniques (modèles de macaques, études in vitro) pour une indication vétérinaire/de recherche, sans essai clinique ni indication humaine distincte de celle du VIH.
- Les AMM françaises sont toutes annulées et les données de sécurité de la notice manquent, ce qui bloque le passage au criblage de sécurité.
Pour avancer, les éléments suivants sont nécessaires :
- Récupérer et analyser la notice de l'ANSM (mises en garde, contre-indications)
- Obtenir les données détaillées sur le mécanisme d'action (DrugBank)
- Définir si l'objectif est une application humaine (par exemple la prophylaxie topique du VIH) ou un usage de recherche, avec une question de recherche claire
- Valider la compatibilité des voies d'administration (les inserts topiques ne correspondent pas à la forme comprimé commercialisée)
Remarque sur les autres prédictions : les prédictions pour le syndrome d'immunodéficience acquise féline (niveau L5) et pour un trouble neurodéveloppemental rare (niveau L5) ne reposent que sur le modèle, sans aucune preuve ni lien mécanistique plausible ; elles sont maintenues en « Hold ».
Avertissement
Ce contenu est uniquement destiné à la recherche et ne constitue pas un avis médical. Une validation clinique est requise avant toute application clinique.