Streptomycin

Niveau de preuve: L4 Indications prédites: 10

Table des matières

  1. Streptomycin
  2. Streptomycine : De la tuberculose pulmonaire à la conjonctivite
    1. Résumé en Une Phrase
    2. Aperçu Rapide
    3. Pourquoi Cette Prédiction est-elle Raisonnable ?
    4. Preuves d'Essais Cliniques
    5. Preuves de la Littérature
    6. Informations de Marché en France
    7. Cytotoxicité
    8. Considérations de Sécurité
    9. Conclusion et Prochaines Étapes
    10. Avertissement

## Rapport d'évaluation pharmaceutique

Streptomycine : De la tuberculose pulmonaire à la conjonctivite

Résumé en Une Phrase

La streptomycine est un antibiotique de la famille des aminoglycosides, initialement utilisé pour traiter la tuberculose pulmonaire, la brucellose, la tularémie, la peste et d'autres infections bactériennes. Le modèle TxGNN prédit qu'elle pourrait être efficace pour la conjonctivite, mais aucun essai clinique n'est enregistré et la littérature disponible est surtout indirecte (cas liés à la tularémie, à la brucellose ou à la tuberculose oculaire, études vétérinaires et de résistance bactérienne).

Aperçu Rapide

Élément Contenu
Indication Originale Tuberculose pulmonaire (d'après les indications du graphe de connaissances ; aucun texte d'indication n'est renseigné pour l'AMM)
Nouvelle Indication Prédite Conjonctivite
Score de Prédiction TxGNN 99,87 %
Niveau de Preuve L4
Statut de Marché en France Annulée uniquement (aucune AMM valide)
Nombre d'AMM 1 (annulée)
Décision Recommandée Hold

Pourquoi Cette Prédiction est-elle Raisonnable ?

Actuellement, les données détaillées sur le mécanisme d'action ne sont pas disponibles dans les données compilées pour ce rapport. D'après les connaissances pharmacologiques générales, la streptomycine est un aminoglycoside qui inhibe la synthèse protéique bactérienne en se fixant à la sous-unité ribosomique 30S. Son efficacité a été établie dans plusieurs infections bactériennes systémiques.

Le lien avec la conjonctivite est indirect et spécifique à certains pathogènes. Certaines indications d'origine, comme la tularémie et la brucellose, peuvent provoquer des atteintes oculaires (syndrome oculoglandulaire de Parinaud, kératoconjonctivite à Brucella). La littérature rapporte aussi une conjonctivite tuberculeuse traitée par streptomycine, mais il s'agit de cas anciens. Il ne s'agit donc pas d'une indication générale de conjonctivite bactérienne.

En pratique, les aminoglycosides topiques comme la tobramycine sont la référence en ophtalmologie. La prédiction reflète probablement la proximité de la streptomycine avec des maladies infectieuses dans le graphe de connaissances plutôt qu'un bénéfice démontré.

Preuves d'Essais Cliniques

Aucun essai clinique associé enregistré actuellement.

Preuves de la Littérature

Sélection des publications les plus pertinentes (aucun ECR identifié) :

PMID Année Type Revue Résultats Principaux
38298538 2023 Revue Frontiers in Microbiology Données expérimentales et cliniques sur le traitement de la tularémie, dont les formes avec conjonctivite
3317953 1987 Revue Survey of Ophthalmology Revue de la tobramycine en ophtalmologie, historique des aminoglycosides ; concerne un autre médicament
38941282 2024 Rapport de cas Am J Case Rep Syndrome oculoglandulaire de Parinaud dû à Francisella tularensis
6789462 1981 Rapport de cas S Afr Med J Kératoconjonctivite à Brucella traitée par tétracyclines, cotrimoxazole et streptomycine
19584516 2009 Rapport de cas Indian J Med Microbiol Cas familiaux de tularémie
22639311 2012 Cohorte Mikrobiyoloji Bülteni 35 cas de tularémie dans la région de Konya (Turquie)
21484175 2011 Cohorte J Ophthalmic Inflamm Infect Bactéries responsables de conjonctivite à Lagos et profils de résistance aux antibiotiques
19941479 2010 Revue Curr Med Chem Maladies bactériennes négligées (ulcère de Buruli, trachome) ; rifampicine/streptomycine mentionnées
15442493 1950 Non classé La Semana Médica Conjonctivite tuberculeuse primaire traitée par streptomycine générale et locale
13075256 1953 Non classé Rev Int Trachome Instillations de streptomycine et de chloramine dans la conjonctivite saisonnière au Maroc

Informations de Marché en France

Numéro d'AMM Nom du Produit Forme Pharmaceutique Indication Approuvée
68691827 STREPTOMYCINUM BOIRON (dilution 4CH à 30CH ou 8DH à 60DH) Comprimé, solution, granules, poudre et pommade Non renseignée (AMM annulée)

Il s'agit d'une spécialité homéopathique, différente de la streptomycine antibiotique injectable.

Cytotoxicité

La streptomycine n'est pas un médicament antinéoplasique ; cette section n'est donc pas applicable.

Considérations de Sécurité

  • Contre-indications issues du graphe de connaissances (et non du texte de la notice) : maladie rénale, pyo-uretère, hypercalcémie, néphrocalcinose, troubles du métabolisme du phosphore, vertige d'origine centrale, myasthénie (y compris à début tardif), maladie de la jonction neuromusculaire, syndromes parkinsoniens et maladie de Parkinson.
  • Interactions médicamenteuses : 177 interactions recensées. Parmi celles figurant dans les données :
    • Majeures : toxine botulique de type A, immunoglobuline G humaine (intraveineuse), bacitracine.
    • Modérées : amikacine, amphotéricine B (y compris complexe lipidique), néomycine topique, AINS (ibuprofène, kétorolac, célécoxib), acide acétylsalicylique, bisphosphonates (acide alendronique, acide risédronique, ibandronate), œstrogènes (estradiol, éthinylestradiol), rabéprazole, mésalazine et balsalazide.
    • Mineure : lidocaïne.
  • Signaux de risque issus de la littérature et des données : les aminoglycosides sont ototoxiques et néphrotoxiques. Un article rapporte une labyrinthite liée à la streptomycine, ce qui est préoccupant pour toute utilisation otologique.

Les mises en garde et contre-indications officielles issues de la notice ne sont pas disponibles. Veuillez consulter la notice pour ces informations.

Conclusion et Prochaines Étapes

Décision : Hold

Justification :

  • La prédiction repose sur un score élevé du modèle, mais sans essai clinique et avec une littérature indirecte, ancienne ou vétérinaire (niveau L4). Les alternatives topiques sont la norme en ophtalmologie, et l'AMM disponible est annulée et homéopathique.
  • Les autres indications prédites ne sont pas plus solides : otite externe (L3, données historiques de 1947 et risque d'ototoxicité), uréthrale infectieuse et maladie de Lyme (L4, preuves indirectes), et plusieurs prédictions sans aucune preuve (L5). Pour l'otite interne infectieuse, les données montrent plutôt une toxicité.

Pour avancer, les éléments suivants sont nécessaires :

  • Récupérer et analyser la notice officielle de l'ANSM (mises en garde et contre-indications), un point bloquant pour le criblage de sécurité.
  • Obtenir les données détaillées sur le mécanisme d'action depuis DrugBank.
  • Vérifier la disponibilité d'une formulation ophtalmique adaptée et la compatibilité de voie d'administration.
  • Mener des études cliniques ou des comparaisons directes avec les traitements topiques de référence si l'indication est poursuivie, en ciblant éventuellement les conjonctivites à pathogènes spécifiques (tularémie, brucellose, tuberculose).
  • Évaluer le profil bénéfice-risque, notamment la toxicité rénale et cochléovestibulaire.

    Avertissement

Ce contenu est uniquement destiné à la recherche et ne constitue pas un avis médical. Une validation clinique est requise avant toute application clinique.



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