Streptomycin
| Niveau de preuve: L4 | Indications prédites: 10 |
Table des matières
Streptomycine : De la tuberculose pulmonaire à la conjonctivite
Résumé en Une Phrase
La streptomycine est un antibiotique de la famille des aminoglycosides, initialement utilisé pour traiter la tuberculose pulmonaire, la brucellose, la tularémie, la peste et d'autres infections bactériennes. Le modèle TxGNN prédit qu'elle pourrait être efficace pour la conjonctivite, mais aucun essai clinique n'est enregistré et la littérature disponible est surtout indirecte (cas liés à la tularémie, à la brucellose ou à la tuberculose oculaire, études vétérinaires et de résistance bactérienne).
Aperçu Rapide
| Élément | Contenu |
|---|---|
| Indication Originale | Tuberculose pulmonaire (d'après les indications du graphe de connaissances ; aucun texte d'indication n'est renseigné pour l'AMM) |
| Nouvelle Indication Prédite | Conjonctivite |
| Score de Prédiction TxGNN | 99,87 % |
| Niveau de Preuve | L4 |
| Statut de Marché en France | Annulée uniquement (aucune AMM valide) |
| Nombre d'AMM | 1 (annulée) |
| Décision Recommandée | Hold |
Pourquoi Cette Prédiction est-elle Raisonnable ?
Actuellement, les données détaillées sur le mécanisme d'action ne sont pas disponibles dans les données compilées pour ce rapport. D'après les connaissances pharmacologiques générales, la streptomycine est un aminoglycoside qui inhibe la synthèse protéique bactérienne en se fixant à la sous-unité ribosomique 30S. Son efficacité a été établie dans plusieurs infections bactériennes systémiques.
Le lien avec la conjonctivite est indirect et spécifique à certains pathogènes. Certaines indications d'origine, comme la tularémie et la brucellose, peuvent provoquer des atteintes oculaires (syndrome oculoglandulaire de Parinaud, kératoconjonctivite à Brucella). La littérature rapporte aussi une conjonctivite tuberculeuse traitée par streptomycine, mais il s'agit de cas anciens. Il ne s'agit donc pas d'une indication générale de conjonctivite bactérienne.
En pratique, les aminoglycosides topiques comme la tobramycine sont la référence en ophtalmologie. La prédiction reflète probablement la proximité de la streptomycine avec des maladies infectieuses dans le graphe de connaissances plutôt qu'un bénéfice démontré.
Preuves d'Essais Cliniques
Aucun essai clinique associé enregistré actuellement.
Preuves de la Littérature
Sélection des publications les plus pertinentes (aucun ECR identifié) :
| PMID | Année | Type | Revue | Résultats Principaux |
|---|---|---|---|---|
| 38298538 | 2023 | Revue | Frontiers in Microbiology | Données expérimentales et cliniques sur le traitement de la tularémie, dont les formes avec conjonctivite |
| 3317953 | 1987 | Revue | Survey of Ophthalmology | Revue de la tobramycine en ophtalmologie, historique des aminoglycosides ; concerne un autre médicament |
| 38941282 | 2024 | Rapport de cas | Am J Case Rep | Syndrome oculoglandulaire de Parinaud dû à Francisella tularensis |
| 6789462 | 1981 | Rapport de cas | S Afr Med J | Kératoconjonctivite à Brucella traitée par tétracyclines, cotrimoxazole et streptomycine |
| 19584516 | 2009 | Rapport de cas | Indian J Med Microbiol | Cas familiaux de tularémie |
| 22639311 | 2012 | Cohorte | Mikrobiyoloji Bülteni | 35 cas de tularémie dans la région de Konya (Turquie) |
| 21484175 | 2011 | Cohorte | J Ophthalmic Inflamm Infect | Bactéries responsables de conjonctivite à Lagos et profils de résistance aux antibiotiques |
| 19941479 | 2010 | Revue | Curr Med Chem | Maladies bactériennes négligées (ulcère de Buruli, trachome) ; rifampicine/streptomycine mentionnées |
| 15442493 | 1950 | Non classé | La Semana Médica | Conjonctivite tuberculeuse primaire traitée par streptomycine générale et locale |
| 13075256 | 1953 | Non classé | Rev Int Trachome | Instillations de streptomycine et de chloramine dans la conjonctivite saisonnière au Maroc |
Informations de Marché en France
| Numéro d'AMM | Nom du Produit | Forme Pharmaceutique | Indication Approuvée |
|---|---|---|---|
| 68691827 | STREPTOMYCINUM BOIRON (dilution 4CH à 30CH ou 8DH à 60DH) | Comprimé, solution, granules, poudre et pommade | Non renseignée (AMM annulée) |
Il s'agit d'une spécialité homéopathique, différente de la streptomycine antibiotique injectable.
Cytotoxicité
La streptomycine n'est pas un médicament antinéoplasique ; cette section n'est donc pas applicable.
Considérations de Sécurité
- Contre-indications issues du graphe de connaissances (et non du texte de la notice) : maladie rénale, pyo-uretère, hypercalcémie, néphrocalcinose, troubles du métabolisme du phosphore, vertige d'origine centrale, myasthénie (y compris à début tardif), maladie de la jonction neuromusculaire, syndromes parkinsoniens et maladie de Parkinson.
- Interactions médicamenteuses : 177 interactions recensées. Parmi celles figurant dans les données :
- Majeures : toxine botulique de type A, immunoglobuline G humaine (intraveineuse), bacitracine.
- Modérées : amikacine, amphotéricine B (y compris complexe lipidique), néomycine topique, AINS (ibuprofène, kétorolac, célécoxib), acide acétylsalicylique, bisphosphonates (acide alendronique, acide risédronique, ibandronate), œstrogènes (estradiol, éthinylestradiol), rabéprazole, mésalazine et balsalazide.
- Mineure : lidocaïne.
- Signaux de risque issus de la littérature et des données : les aminoglycosides sont ototoxiques et néphrotoxiques. Un article rapporte une labyrinthite liée à la streptomycine, ce qui est préoccupant pour toute utilisation otologique.
Les mises en garde et contre-indications officielles issues de la notice ne sont pas disponibles. Veuillez consulter la notice pour ces informations.
Conclusion et Prochaines Étapes
Décision : Hold
Justification :
- La prédiction repose sur un score élevé du modèle, mais sans essai clinique et avec une littérature indirecte, ancienne ou vétérinaire (niveau L4). Les alternatives topiques sont la norme en ophtalmologie, et l'AMM disponible est annulée et homéopathique.
- Les autres indications prédites ne sont pas plus solides : otite externe (L3, données historiques de 1947 et risque d'ototoxicité), uréthrale infectieuse et maladie de Lyme (L4, preuves indirectes), et plusieurs prédictions sans aucune preuve (L5). Pour l'otite interne infectieuse, les données montrent plutôt une toxicité.
Pour avancer, les éléments suivants sont nécessaires :
- Récupérer et analyser la notice officielle de l'ANSM (mises en garde et contre-indications), un point bloquant pour le criblage de sécurité.
- Obtenir les données détaillées sur le mécanisme d'action depuis DrugBank.
- Vérifier la disponibilité d'une formulation ophtalmique adaptée et la compatibilité de voie d'administration.
- Mener des études cliniques ou des comparaisons directes avec les traitements topiques de référence si l'indication est poursuivie, en ciblant éventuellement les conjonctivites à pathogènes spécifiques (tularémie, brucellose, tuberculose).
- Évaluer le profil bénéfice-risque, notamment la toxicité rénale et cochléovestibulaire.
Avertissement
Ce contenu est uniquement destiné à la recherche et ne constitue pas un avis médical. Une validation clinique est requise avant toute application clinique.